Spectacles en diffusion

LES GIRAFES OPERETTE ANIMALIERE

Un troupeau de girafes rouges évolue selon un mouvement ralenti, balançant leurs cous flexibles. Longilignes sur ligne blanche, les silhouettes des girafes glissent sur les avenues et se détachent des façades avec nonchalance.

La ville est le cadre d’un ballet magenta menés par ces cous immenses. Leurs têtes flirtent avec les étages autant qu’avec le public au sol. Manipulées, articulées, désarticulées, habitées par des échassiers aveugles et invisibles, elles se prêtent au jeu du domptage.

Le directeur de cirque frappe sa grosse caisse, fait résonner ses cymbales et rêve de faire traverser à ses girafes des cercles enflammés.

Sa jeune femme, splendide diva, vocalise à tour de bras et rassemble autour d’elle dans ce domptage lyrique. Les girafes l’adorent. Folie – Amour – Mariage ?

Au sol, les garçons de piste tentent d’exciter les sens, nez et papilles de leurs girafes autant que ceux du public.

Dans un élan de jeu clownesque et vaudevilesque, la clique s’emballe pour une tourmente radieuse à travers la ville.

« La fête a basculé dans une autre dimension, et les milliers de badauds venus à la rencontre de ce troupeau tout droit sorti du pays des songes ont retrouvé pendant un instant leur regard d’enfant. Celui qui sait attraper les merveilles. » (La Nouvelle République, juin 2007)

 

 

 

LA GRANDE PARADE BEST OFF CIRCOLYRIQUE

Pour refermer le livre sur « la piste aux étoiles », et pouvoir enfin suivre « la piste des étoiles », la Compagnie OFF revisite, remixe, meltingpote un BEST OFF de ses obsessions circassiennes.

En rallumant les lumières de la rampe, elle fait revivre des personnages intemporels, des machineries inventives, des animaux imaginaires et stylisés et un directeur de cirque en équilibre fragile avec la réalité, en colère avec son ombre, en jouissance avec la matière, en amour avec ses fantasmes

Ça sent la piste…

« La Grande Parade » c’est un cortège de scènes ouvertes, de remue manèges étourdissants, c’est un mouvement sans fin, c’est un circulaire qui se déroule dans la ville, c’est une surface qui devient volume, c’est un fixe qui devient mobile, c’est deux heures de surchauffe…

Un récit en déroulé : l’histoire d’un directeur, qui a fait de sa vie un cirque…

Parmi les images, une cage à roulettes et des tigres qui s’envoient en l’air, des maîtresses femme-diva sur des perchoirs, des girafes au long cou, un éléphant qui trompe son monde, un canon à répétition, un saut périlleux dans le vide, une éjection par le fond, un cri lyrique et retentissant.

« La Grande Parade a soulevé dans les rues une fantaisie provocatrice et postmoderniste de saltimbanques, d’éléphants de métal et de femmes-boules. » (la Voz de Almeria, janvier 2008)

 

 

LES ROUES DE COULEURS TECHNOPROCESSION

Les Roues de Couleurs ont traversé les Cinq Déserts des Cinq Continents. Dans l’effort, les hommes sont devenus de glaise, accumulant sueur et poussière à chaque étape de leur périple.

Beat Techno. Les Grandes roues avancent, virevoltent impétueuses, manoeuvrées par des hommes vêtus de lunettes jaunes intégrales. Autour de ces « ailes » de l’affranchissement, s’agitent des tecknocrates prolongés de valises d’où s’échappent des fumées de couleur. Emballement contrôlé de ces tecknostructures.

Vie affairée, Tourmente radieuse…

Elles sont au nombre de 6, 7, 8 ou 9 avec des diamètres de 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 mètres. Par leurs frénétiques tourbilons, les Roues provoquent le ralliement, et la trajectoire des couleurs devient le propre enivrement de la Course…

Une trentaine de personnages font tournoyer ces générateurs d’énergie propulsés par le beat techno mixé en live. Elles brassent une population in the move et se transforment parfois en dance-floors.

Ces ailes volantes guidées par le balisage de la piste convergent vers un point final pour s’y accoupler et composer ainsi une étonnante machine volante aux couleurs de l’Arc-en-ciel, aux allures d’un engrenage géant, montgolfière captive, chapiteau multicolore en partance, toile peinte dans la nuit : une déchirure, un cri.

 

 

PARABOLES 2.0 27 MINUTES AVANT LE BIG BANG

Six paraboles géantes en suspension dans la ville, support d’une rencontre certaine entre le son et l’image, la musique des étoiles en pleine recomposition et la performance cadrée d’un orchestre de chercheurs en état d’alerte…

Les six monumentales paraboles ont capté un signal. Les messages déstructurés venus du cosmos crépitent et vrombissent. Six musiciens adeptes du Soundpainting, dirigés de mains de maître par la Femme en Noir, vont tenter de décoder, traduire et interpréter musicalement ces gestes abstraits nourris de l’image.

Un laboratoire expérimental prend alors place : reconstituer live et in situ les conditions premières qui ont donné naissance au Big Bang. Tel le collisionneur de Hadron, cette installation à la fois mécanique et humaine va tenter d’accélérer les particules, disséquer la matière, comprimer les gaz et rendre la couleur au Noir, jusqu’au choc ultime.

Une femme dans la foule, performeuse malgré elle, se voit happée comme dans un vortex, actrice ou victime de la délicate expérience en cours. Élue par les yeux omniscients d’une conscience universelle, est-elle élément perturbateur volontaire ou sacrifice émancipateur ?

Sur les écrans elliptiques des paraboles, les visions surréalistes de la création de l’univers défilent, tournoient, se parasitent et se télescopent. La fumée sous pression qui émane parfois des paraboles surchauffées diffuse à son tour des fragments d’images, amplifiés comme en trois dimensions.

Il faut remettre de l’ordre dans le chaos.

Il faut écouter l’infiniment lointain pour mieux percevoir l’infiniment proche.

Il ne reste que 27mn avant le Big Bang…

 

 

 

PAGLIACCI! CREATION 2011

CREATION 2011

PROJET EN COLLABORATION AVEC LA CLEF DES CHANTS,

REGION NORD PAS DE CALAIS

PREMIERES REPRESENTATIONS EN OCTOBRE 2011

BETHUNE CAPITALE REGIONALE DE LA CULTURE

Pagliacci ! sera une réécriture extrême – bien que fidèle dans l’esprit – de l’opéra de Leoncavallo.

Sous un chapiteau déstructuré, la sueur et le sang règnent en maîtres au coeur de l’éternel conflit qui oppose jusqu’à l’extrême – ou rapproche jusqu’à la fusion – l’Homme et la Femme. Caractériels et sanguins, ces personnages qui vivent au quotidien dans la matière et la fragilité ont le verbe haut, le geste brusque et la théâtralité exagérée.

La vision sera celle du jeune Ruggero Leoncavallo lorsque, enfant, il assiste à la représentation de cette pièce dans son village de Montaldo Di Calabria.

Le parallèle qui s’établit en filigrane avec un certain Federico Fellini enfant – quand il fugue du pensionnat de Remini pour assister à une représentation de cirque – risque d’influencer la supervision de l’ensemble et le surréalisme de certaines séquences.

Entre vérisme et ultra-réalisme, l’image risque de crever l’écran…

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